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BÉNÉVOLAT DÉFENDEZ LA CAUSE
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Comprendre le mode d’action de l’inflammation dans la fibrose kystique

La maladie pulmonaire inflammatoire est la cause principale de morbidité et de mortalité chez les personnes fibro-kystiques. Elle est causée par un cycle destructeur d’obstruction, d’infection et d’inflammation des voies respiratoires. Pseudomonas æruginosa est la bactérie la plus couramment responsable de la maladie pulmonaire chronique chez les personnes fibro-kystiques.

Dans ses travaux précédents, l’équipe du Dr Hancock a trouvé qu’à la suite d’une exposition à Pseudomonas, les cellules sanguines et pulmonaires des personnes fibro-kystiques produisent beaucoup plus de signaux proinflammatoires. L’inflammation fait partie de la réponse de l’organisme aux infections, alors qu’il tente de rétablir son équilibre naturel après une blessure ou une infection; or chez les personnes fibro-kystiques, une réponse inflammatoire trop forte ou prolongée peut entraîner des problèmes, notamment une inflammation chronique et des dommages tissulaires. La réponse inflammatoire dans la FK est complexe et demeure incomprise; elle pourrait impliquer de nombreux différents types de cellules et plus de 2 000 gènes.

Dans leurs travaux actuels, les chercheurs du Dr Hancock ont tenté d’en apprendre davantage sur ce qui déclenche la réponse inflammatoire dans la FK et ont testé l’efficacité d’un médicament potentiel, IRD-1018, dans la réduction de cette inflammation. La première étape a été de générer des données pour déterminer les principales voies impliquées dans l’inflammation. Ils ont stimulé des cellules FK à l’aide de Pseudomonas pour déclencher l’inflammation. Puis, ils ont analysé les cellules FK à l’aide de la biologie systémique, qui étudie comment des gènes, protéines et cellules clés interagissent. La biologie systémique prévoit la génération de données en grande quantité et l’utilisation de programmes informatisés pour les analyser, en vue de formuler des hypothèses pouvant être testées en laboratoire. L’équipe du Dr Hancock a généré des données pour déterminer les principales voies impliquées dans l’inflammation.

La seconde étape des travaux a été d’examiner le rôle de trois protéines particulaires, AKT1, AMPK et Hsp27, dans l’inflammation. Les chercheurs ont étudié le rôle de ces protéines, ainsi que le rôle de trois autres facteurs : 1) réponses au stress envoyées aux protéines endommagées 2) auto-destruction cellulaire (« autophagie »); et 3) récepteurs cellulaires humains répondant aux signaux bactériens. Ils ont aussi utilisé IDR-1018, dont on a montré qu’il réduisait l’inflammation et renversait l’auto-destruction des cellules, pour aider à figurer comment cette inflammation fonctionne.

Les résultats de leur étude ont révélé qu’IDR-1018, un médicament potentiel, diminue efficacement l’inflammation dans les cellules sanguines et pulmonaires FK. Il y est parvenu en ciblant les mécanismes d’auto-destruction de la cellule dysfonctionnelle, empêchant ainsi les cellules de se détruire. La mise au point de médicaments qui ciblent ces mécanismes pourrait constituer une nouvelle façon de traiter l’inflammation chez les personnes atteintes de FK.

L’équipe du Dr Hancock a publié huit articles à la suite de ces travaux. Elle a aussi reçu un nouveau financement : 922 614 $ du National Health and Medical Research Council, une agence australienne, pour une équipe dirigée par le Dr Stephen Stick, et 210 000 $ au Dr Hancock pour étendre ses travaux dans le domaine de l’inflammation touchant les personnes fibro-kystiques.

Biographie :

Bob Hancock est professeur de microbiologie et d’immunologie à la University of British Columbia, membre associé du corps enseignant au Wellcome Trust Sanger Institute et possède une Chaire de recherche du Canada en santé et génomique. Ses sphères d’intérêts sont notamment la mise au point de nouveaux traitements contre les infections antibiorésistantes, l’absorption des antibiotiques et la résistance aux antibiotiques. Le Dr Hancock est un officier de l’Ordre du Canada et a présidé le Comité consultatif médical/scientifique de Fibrose kystique Canada de 1990 à 1993.