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L’art d’être parent : j’ai toujours voulu être un papa

Fibrose kystique Canada présente des récits sur la fertilité et l’art d’être parent lorsque l’on est atteint de FK. Si vous souhaitez nous faire part de votre expérience, veuillez envoyer un courriel à tgillespie@cysticfibrosis.ca.

En remontant à mes souvenirs les plus lointains, je sais que j’ai toujours voulu être père. Mais j’ai appris lorsque j’étais jeune adolescent qu’étant atteint de FK, il était très peu probable que je puisse avoir des enfants.

Lorsque la femme Tara et moi avons décidé d’unir nos vies, nous voulions tous les deux être parents. Peu après notre mariage en 2005, nous avons consulté une clinique de fertilité de Winnipeg. Nous avons tous deux subi des tests qui ont confirmé que j’étais stérile. Nous avons obtenu des renseignements de nos médecins et fait nos propres recherches sur la fécondation in vitro, y compris la possibilité d’utiliser le sperme d’un donateur et l’option de subir une intervention pour retirer le sperme de mon corps. Nous avons également appris que les taux de naissances vivantes étaient inférieurs à nos attentes. De plus, les frais associés à ces interventions étaient, à notre avis, astronomiques. À la lumière de toutes ces circonstances, nous avons examiné une autre option pour devenir parents : l’adoption.

Au début, je ne savais rien au sujet de l’adoption. Il existe plusieurs types d’agences, religieuses ou culturelles, gouvernementales (Services à l’enfant et à la famille), ou internationales. À Winnipeg, nous avons trouvé une agence d’adoption privée, Adoption Options.

Nous avons pris connaissance du processus d’adoption et avons appris que les adoptions sont maintenant pour la plupart ouvertes. Une adoption ouverte veut dire que l’enfant apprend généralement à un jeune âge qu’il a été adopté, et il a un certain accès à sa famille biologique, selon la situation. Un système est également en place pour jumeler les familles/mères biologiques avec des parents éventuels, en fonction de critères de leur choix. Tara et moi voulions un nouveau-né (de moins de 3 mois). Nous avons aussi rempli un questionnaire dans lequel nous avons dressé la liste de plusieurs éléments avec lesquels nous étions à l’aise ou non. La famille/mère biologique cherchait un jeune couple de professionnels sans autre enfant, vivant dans la même région. Nous avons été jumelés à la famille biologique de notre fille Daryn, environ un mois avant sa naissance. Notre première rencontre avec la mère biologique, le père biologique et les familles s’est déroulée à l’agence d’adoption, mais au cours des semaines suivantes, nous nous sommes rencontrés encore quelques fois chez eux et chez nous. Ensemble, nous avons décidé qu’à sa naissance Daryn serait notre fille (bien que nous pensions qu’elle allait être un garçon nommé Liam).

Daryn est née pendant l’été 2008, et trois jours après sa naissance, elle a été placée avec Tara et moi. Le plus difficile a été que pendant les trois premières semaines, les parents biologiques de Daryn étaient légalement autorisés à changer d’avis à n’importe quel moment. L’agence nous avait expliqué que cela ne se produisait pas souvent, mais restait tout de même une possibilité qu’il fallait garder à l’esprit pour ne pas trop s’attacher. Nous n’étions pas d’accord et nous avons tissé des liens immédiats avec Daryn. Nous ne voulions pas garder en suspens trois semaines de vie de famille parce que les parents biologiques pouvaient changer d’avis.

Après les trois semaines, nous étions fixés. On nous avait expliqué au début du processus d’adoption qu’au Canada, il n’est pas possible « d’acheter » un bébé. Il n’en demeure pas moins que le processus entraîne des frais importants. En tout, nous avons payé environ 8 000 $ à l’agence et aux avocats, incluant les frais juridiques des parents biologiques.

Daryn a maintenant huit ans et elle a des visites régulières avec sa mère biologique, son père biologique et leur famille. Ils font partie de notre famille élargie et nous avons célébré des événements et passé des vacances ensemble. Je sais que cette situation ne conviendrait pas à tout le monde, mais elle fonctionne pour nous. Notre fille sait qui sont ses parents biologiques et quel rôle ils jouent dans sa vie; mais pour Daryn nous sommes Mama et Daddy.

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