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BÉNÉVOLAT DÉFENDEZ LA CAUSE
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Pleins feux : Parcourir le sentier Transcanadien pour Fibrose kystique Canada à la course, à la rame et à vélo

Kalea Mullett œuvre à sensibiliser le public à la fibrose kystique en mémoire de sa sœur, Lindsay. Récemment, Kalea a entrepris un défi de 24 000 km arpentant le sentier Transcanadien.

Tout au long du mois de novembre, nous mettrons en lumière certains de nos donateurs et collecteurs de fonds dévoués tels que Kalea. Lisez cette première entrevue sur son implication avec FK Canada ci-dessous :

Pourriez-vous vous présenter?

Je m’appelle Kalea Mullett et j’éprouve une grande passion pour la découverte, l’entraide et le plein air. En tant que guide d’aventure, enseignante et conseillère en mieux-être, j’ai gagné en confiance et je puise un bonheur immense à servir les autres, partout dans le monde. Je travaille également à sensibiliser les gens à la cause de Fibrose kystique Canada et je suis très heureuse de vous parler de mon initiative.

Quel est votre lien avec la fibrose kystique?

Ma sœur, Lindsay, avait reçu un diagnostic de fibrose kystique à l’âge de 2 ans. Moi, je suis arrivée 14 mois plus tard et j’ai passé mon enfance à tisser la plus intime des relations avec cette meilleure amie qu’était ma sœur. J’ai veillé sur elle de toutes les manières et je suis devenue son garde du corps personnel, particulièrement au hockey où je jouais à la position de défenseur pour la protéger pendant qu’elle gardait les buts.

Je m’occupais pour elle des tâches physiques trop difficiles et lui apportais ses livres pour ses études – où elle excellait – lorsqu’elle était confinée à son lit d’hôpital. Lindsay était une personne unique en son genre, capable de connaître et de maîtriser tous les sujets qu’elle étudiait. Elle était en huitième année de piano, parlait la langue des signes, reconnaissait tous les drapeaux du monde et réussissait ses examens haut la main, alors qu’elle avait dû s’absenter pendant plus d’un mois.

Je me rappelle des jours d’été passés à sauter sur le trampoline, à jouer au soccer dans la cour, à chasser les lucioles au coucher du soleil et à aller voir des films au cinéma, le vendredi soir, après avoir parcouru à vélo toutes les rues de notre petite ville des Prairies. Malgré les différences de style de vie qui s’imposaient à Lindsay, mes parents ont fait un travail extraordinaire pour lui procurer des possibilités d’interagir avec le monde. Que ce soit en voyageant en Europe pour exaucer son rêve de connaître Paris ou en remodelant la salle de bain du sous-sol. D’une certaine manière, Lindsay cachait son combat intérieur derrière sa joie de découvrir la vie.

Comme pour de nombreuses histoires liées à cette maladie, la fin est arrivée beaucoup trop rapidement. Même si elle a surpassé les six années d’espérance de vie qu’elle avait à l’origine, ses 16 ans sont demeurés bien insuffisants pour une personne aussi extraordinaire. Chaque jour, elle me manque terriblement, mais j’ai l’impression d’être une meilleure personne parce que je l’ai connue de façon aussi intime et cela m’aide à faire des choix et à donner un sens à ma vie. Voilà mon lien avec la FK. Ma sœur était une héroïne plus grande que nature dans un corps miniature.

Quelle est la nature de votre engagement auprès de FK Canada?

Au printemps, j’ai décidé de parcourir le sentier Transcanadien à la course, à vélo et à la rame dans le but de collecter des fonds et de faire connaître davantage la fibrose kystique. J’ai lancé cette collecte de fonds pour tenir une promesse faite il y a 18 ans à une personne très spéciale pour moi.

Le 28 mai, je me suis embarquée dans cette grande traversée du pays de 24 000 km en pleine nature avec le soutien de mes merveilleux amis et de ma merveilleuse famille. En partant de Clover Point, à Victoria en Colombie-Britannique, j’ai couru la première portion de 250 km menant jusqu’à Duke Harbour, à Nanaimo. Je me suis arrêtée dans les écoles, j’ai fait des entrevues à la radio et dans les journaux et j’ai rencontré de nouveaux amis tout au long du chemin.

Ensuite, j’ai traversé la mer des Salish à la rame pendant 5 jours, parcourant 150 km de Parksville jusqu’à Squamish, avec des amis qui ont beaucoup de contacts dans le monde des campagnes de financement et des médias sociaux, ce qui m’a aidée à atteindre des résultats exceptionnels. Après, j’ai couru 80 km de Squamish à Vancouver en passant par Whistler, pour ensuite pédaler de Vancouver jusqu’à Princeton sur 400 km supplémentaires. Avec plus de 5 000 $ de récoltés au profit de Fibrose kystique Canada, le printemps marquera mon retour où je vais entreprendre 4 800 km à vélo depuis mon dernier arrêt jusqu’à Inuvik, aux Territoires du Nord-Ouest.

Qu’est-ce qui a été le plus marquant pour vous en appuyant FK Canada?

Pour moi, le fait le plus marquant a été de pouvoir redonner à la communauté qui, autrefois, faisait partie intégrante de ma vie quotidienne. On reparle souvent des visites à l’hôpital où les infirmières emmenaient Lindsay en ville pour manger une crème glacée et les médecins lui offraient de conduire leur voiture quand elle aurait 16 ans.

La FK rapproche les amis et la famille d’une manière qui oriente vraiment la dynamique familiale. Ce n’est pas négatif ni positif, c’est seulement un nouveau rythme de vie. L’un des bons côtés de cette maladie, c’est que notre famille s’est élargie. Il y a tellement de personnes soucieuses de vous qui entrent dans votre vie. Au décès de Lindsay, j’ai eu l’impression de perdre beaucoup de ces liens avec des gens qui s’intéressaient au bien-être de notre famille. C’est comme s’ils s’étaient envolés avec elle.

Alors, de revenir aujourd’hui vers cette communauté, de prendre part à la marche de Victoria pour la découverte d’un traitement curatif et d’être accueillie par toutes ces personnes belles à l’intérieur comme à l’extérieur, ça m’a mis du baume au cœur! Me retrouver parmi d’autres personnes qui comprennent m’a donné l’impression de parler un langage commun. Une langue très réconfortante et familière.

Le conseil que je donnerais à d’autres personnes qui cherchent de l’inspiration pour lancer une collecte de fonds est de ne pas attendre 18 ans avant de concrétiser leur idée! C’est drôle à dire maintenant, mais c’est vrai. Les gens vous soutiendront à tous les égards, des plus évidents aux plus inattendus. Lancez-vous tout simplement! Attrapez la balle au bond. Quelques dollars peuvent mener vers quelque chose et, avant même de vous en rendre compte, vous aurez une vision bien plus précise de la direction à prendre. Commencez dès maintenant, savourez le processus, demandez de l’aide et acceptez de faire des erreurs. Nul n’est parfait et c’est normal; nous sommes tous humains. En fin de compte, ce sont les efforts qui importent. Alors, suivez votre cœur et laissez la magie faire son œuvre! Il est important de soutenir FK Canada parce que j’ai l’impression que beaucoup de gens ne savent pas exactement ce qu’est la fibrose kystique et comment cette maladie affecte la vie des personnes qui en sont atteintes.

Puisque je travaille comme éducatrice, je sais que pour vraiment comprendre les choses, il faut établir un lien, partager une expérience ou s’intéresser au sujet. Sensibiliser les gens en faisant ce qui me passionne, les reconnecter avec la nature et la vie active (et tenir une grande promesse qui pourrait m’occuper durant une bonne partie de ma trentaine) est la manière dont je vais récolter des appuis et lancer un mouvement dans tout le pays en reliant les trois océans qui nous entourent, à la course, à la rame et à vélo.

Que signifierait pour vous un monde sans fibrose kystique?

Cela signifierait que la lettre que j’ai écrite au père Noël quand j’avais six ans aurait enfin été exaucée. Dans cette lettre, je lui demandais de trouver un moyen de guérir la maladie de Lindsay.

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