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Entrevoir un nouveau mécanisme de résistance aux antibiotiques : une étude de l’équipe du Dr Miguel Valvano

Le Dr Miguel Valvano, qui est subventionné par Fibrose kystique Canada, a récemment publié une étude décrivant un nouveau mécanisme de résistance aux antibiotiques. La majorité des travaux réalisés dans le domaine de l’antibiorésistance portent sur les cellules bactériennes; les recherches de l’équipe du DValvano sont innovatrices parce qu’elles ont mis en lumière une façon nouvelle dont la bactérie se défend contre les antibiotiques, avant même qu’ils n’atteignent leur cible bactérienne.

Les personnes qui sont atteintes de fibrose kystique (FK) présentent des infections pulmonaires chroniques qui sont souvent traitées par des antibiotiques inhalés. Avec le temps, les bactéries dans les poumons peuvent devenir résistantes aux antibiotiques, ce qui rend les infections pulmonaires difficiles à traiter. Une bactérie, Burkholderia cenocepacia, est particulièrement inquiétante, puisqu’elle provoque des infections respiratoires graves chez les personnes atteintes de FK et présente une résistance très élevée à un grand nombre de médicaments différents. C’est en raison de son antibiorésistance élevée que Burkholderia cenocepacia est la bactérie idéale à étudier pour comprendre les mécanismes de la résistance aux antibiotiques.

L’équipe du Dr Valvano a découvert que la bactérie Burkholderia cenocepacia sécrète de petites protéines, les lipocalines, lorsqu’elle est exposée aux antibiotiques. Les lipocalines bactériennes nuisent à l’efficacité des antibiotiques en se liant à ces médicaments et en les capturant avant qu’ils ne puissent parvenir à la bactérie. Les antibiotiques ne pouvant pas atteindre la bactérie, ils sont incapables de la tuer efficacement et l’infection chronique demeure dans les poumons de la personne. Les chercheurs ont également montré que plusieurs autres bactéries sécrètent des lipocalines.

L’équipe du Dr Valvano a également découvert que les lipocalines bactériennes se lient plus solidement aux vitamines liposolubles, par exemple la vitamine E, qu’aux antibiotiques. Les vitamines liposolubles pourraient donc représenter un outil clinique possible pour combattre l’antibiorésistance, en absorbant les lipocalines avant que celles-ci n’aient la chance de se lier aux antibiotiques, ce qui augmenterait les chances que les antibiotiques parviennent à la bactérie. Les résultats de cette étude offrent de nouvelles possibilités de traitements plus efficaces.

Pour en savoir plus sur cette étude, veuillez cliquer ici.

Biographie :

Le Dr Miguel Valvano est titulaire d’une chaire en microbiologie et maladies infectieuses de la Queen’s University de Belfast, R.-U., et ancien titulaire d’une chaire de premier niveau en recherche du Canada dans le domaine des maladies infectieuses et de la pathogenèse microbienne de la University of Western Ontario, Canada. Il a consacré sa carrière de chercheur à comprendre comment les bactéries causent la maladie. (http://publish.uwo.ca/~mvalvano/)