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BÉNÉVOLAT DÉFENSE DES DROITS
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L’importance des donneurs d’organes selon le point de vue d’un receveur

Kadeem Morgan a reçu un diagnostic de fibrose kystique peu de temps après son premier anniversaire, une nouvelle qui a été dévastatrice pour sa famille très unie. En dépit de sa fibrose kystique, Kadeem a profité de son enfance et acquis l’amour de sa famille pour la bonne bouffe et la musique. Mais en vieillissant, il a pris conscience de ce que la FK représentait pour sa vie; en 8e année, il a commencé à ne pas pouvoir suivre ses camarades pendant les cours d’éducation physique et d’athlétisme. Le déclin de sa santé s’est poursuivi avec les années.

À 20 ans, Kadeem a eu besoin d’une première transplantation pulmonaire bilatérale lorsque sa maladie était au stade ultime; ses poumons étaient à peine fonctionnels et on l’a placé sous respirateur artificiel. Après une attente angoissante, un donneur compatible a été trouvé, ce qui voulait dire un espoir – et une intervention chirurgicale difficile. Kadeem estime que son meilleur souvenir est le moment où il s’est réveillé après sa première transplantation – il était euphorique. « La plupart des gens tiennent le fait de respirer pour acquis, mais les personnes atteintes de fibrose kystique aimeraient pouvoir respirer sans avoir l’impression de se noyer, explique Kadeem. Elles aimeraient pouvoir parler sans avoir besoin de tousser après chaque mot, pouvoir marcher ou courir sans avoir régulièrement besoin de s’arrêter pour reprendre leur souffle. »

Malheureusement, les bienfaits de sa première transplantation n’ont pas duré longtemps. À la fin de 2020, Kadeem a été conduit d’urgence à l’hôpital parce qu’il avait des difficultés à respirer. Les médecins ont expliqué que son corps commençait à rejeter ses nouveaux poumons. Il a été branché à un respirateur parce qu’il ne pouvait pas respirer seul. Quelques jours plus tard, l’équipe médicale a informé ses parents qu’il y avait peu de chances qu’il quitte l’hôpital en vie. Mais Kadeem a déjoué les pronostics et est devenu assez fort pour subir une deuxième transplantation pulmonaire, recevant ainsi une seconde chance de vivre. Le premier appel annonçant qu’un donneur avait été trouvé, le jour de l’anniversaire de Kadeem, était un faux appel. C’est le second appel, le 24 décembre, qui a enclenché le processus et permis à Kadeem de recevoir une transplantation le jour de Noël.

Après tout ce qu’il a traversé, Kadeem fait de son mieux pour rester optimiste. Malgré les nombreuses répercussions négatives que la fibrose kystique a sur sa vie, il croit encore que la maladie a eu des effets positifs : il chérit chacune de ses respirations plus que la majorité des gens. Il a presque perdu la vie à plusieurs reprises et la maladie lui a volé des personnes qui lui étaient chères. Kadeem dit souvent : « La FK est moi, mais je ne suis pas seulement la FK. » C’est grâce à la générosité altruiste de donneurs d’organes que Kadeem peut aujourd’hui planifier son avenir.

Chaque année, environ 4 500 Canadiens attendent une transplantation qui va leur sauver la vie, et chaque donneur peut sauver jusqu’à huit vies. Cette semaine, pendant la Semaine nationale de la sensibilisation au don d’organes et de tissus, nous vous encourageons à devenir donneur.